Du nouveau !!

Du nouveau !!



Le Nouvel Album de Renan
"Le Clan des Miros"
est sorti le
12 octobre 2009



Le CLIP DU SINGLE est à la page 10 de ce blog
"La Fille de la Bande"
et
la chanson B.O. du film "Le petit Nicolas"
"On n'est pas à une betise près"

ainsi que les nouveautés !



Page 1 à 10 : Période "Repenti"
Page 10 et + : Période "Le Clan des Miros"



# Posté le dimanche 24 mai 2009 16:25

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 10:12



Renan Luce est un jeune chanteur et auteur-compositeur, d'origine bretonne (il vient de Morlaix dans le Finistère), il est né le 5 mars 1980 à Paris.

Il a commencé sa formation musicale en participant avec son frère Damien et sa s½ur Claire à une chorale, puis a débuté le piano classique au conservatoire de Brest puis de Saint-Brieuc. Il apprendra également à jouer le saxophone et la guitare. Après 2 ans de classe préparatoire à Rennes où il se produit dans des bars et quelques festivals (il a fait la 1e partie de Matmatah), il est admis à l'Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse.

Dans le cadre de ses études, il compose 2 chansons et les enregistre sur un disque vendu au profit d'une association humanitaire qui aide une école de Madagascar. Aps ses 3 années d'études à Toulouse, il s'installe à Paris et décide rapidement de se consacrer exclusivement à la création de chansons et au spectacle.


# Posté le mercredi 06 juin 2007 16:39

Modifié le mardi 28 juillet 2009 10:54

Les Voisines



J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
D
ont les ombres chinoises ondulent sur les volets
Je me suis inventé un amour pantomime
Où g
lissent en or et noir tes bas sur tes mollets

De
ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
J'm
audis les techniciens
Do
nt les stores vénitiens
Déco
upent en tranches
La moindre pervenche
Dés
habillée

J
'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai t
oujours préféré aux voisins les voisines

J'ai toujours préfé aux voisins les voisines
Qu
i sèchent leurs dentelles au vent sur les balcons
C'es
t un peu toi qui danse quand danse la mousseline
Invité
au grand bal de tes slips en coton

De ma fenêtre en face
J'ca
resse le plexiglas
Je m
audis les méninges
Inven
teurs du sèche-linge
Pl
us de lèche-vitrine
A ces cache-poitrines
Que t
u séchais

J'ai
toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai
toujours préféré aux voisins les voisines

J'ai
toujours préféré aux voisins les voisines
Q
ui vident leurs armoires en quête d'une décision
D
ans une heure environ, tu choisiras le jean
Tu
l'enfil'ras bien sûr dans mon champ de vision

De
ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
Concurr
ence déloyale
De ton
chauffage central
U
ne buée dense
Interr
ompt ma transe
Puis
des épais rideaux
E
t c'est la goutte d'eau
Un rav
al'ment d'façade
Me
cache ta palissade
Une maison de retraite
Constru
ite devant ma f'nêtre
Sur un f
il par centaines
Sèc
hent d'immenses gaines

J'ai
toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai tou
jours préféré aux voisins les voisines

# Posté le mercredi 06 juin 2007 16:46

Modifié le dimanche 25 janvier 2009 05:48

Repenti



Des spagh
ettis, d'la sauce tomate
Dans la
banlieue nord de Dijon
J'ai cho
isi la voie diplomate
Qui m'a é
vité la prison

Ca fai
t vingt ans que je me cache
Et
je pensais vivre bien moins
Le F
BI remplit sa tâche
L
a protection d'un témoin

Repent
i
J'ai trah
i

J'aurai
s bien pu casser des pierres
Au
pénitencier du Texas
Mais je me finis à la bière
Dans
un PMU bien moins classe

Tous
les soirs, on remplit mon verre
Et on rigole, on me salit
Quand
je raconte les tours de verre
M
a vie à Little Italy

Repenti
J'
ai trahi

M
afioso jusqu'au bout des ongles
J'suis dev
'nu le poch'tron du coin
Quand
les hommes de main de mon oncle
Recher
chent Tony-Les-Deux-Poings

Da
ns les premiers mois de ma planque
J'ai
cru qu'ma vie serait la même
En recréant ce qui me manque
De ma Sicile américaine

J'ai
aidé quelques connaissances
D
ans leurs querelles de voisinage
Deux tr
ois corps imbibés d'essence
Q
uelques accidents de ménage

R
epenti
J'
ai trahi

Mafioso jusqu'au bout des ongles
J'suis
dev'nu le poch'tron du coin
Q
uand les hommes de main de mon oncle
Re
cherchent Tony-Les-Deux-Poings

Mes p'ti
ts voisins, des frères et soeurs
Me montraient leurs carnets de notes
Je
rencontrais leurs professeurs
Et
prélevais quelques quenottes

M
ais aujourd'hui je suis trop vieux
J
e m'occupe de mes hortensias
C'e
st étrange comme ils poussent mieux
Qu'ai-je bien pu donc enterrer là ?

Repenti
J'a
i trahi

Dans les fourrés quelque chose bouge
J'a
perçois l'ombre d'un sniper
Sur ma poitrine une lumière rouge
Je
t'attendais, je n'ai pas peur

Qu'on m'allonge sur mon lit
Sur mon coeur une fleur d'hortensia
Je vais revoir le Stromboli
Je vais oublier la mafia

R
epenti
J'
ai trahi




# Posté le jeudi 07 juin 2007 16:41

Modifié le samedi 26 septembre 2009 12:51

Le Lacrymal Circus



Une
vieille deux-ch'vaux qui tousse
Dév
ersait des prospectus
"C
e soir, vingt heures, venez tous,
E
ntrez au Lacrymal Circus."

J'é
tais seul et je cherchais
Un
abri contre la bruine
J
'ai pris ma place au guichet
D'u
ne roulotte qui tombe en ruine

Au Lacrymal Circus
On y voit c'qu'on veut y voir
Ce
soir des cumulus
Je
ttent sur ma vie une ombre ivoire
Et
je vois
Dan
s les tentures rouge et or
Quelques vieilles connaissances
Des souv'nirs qui collent au corps
C
omme une vapeur d'essence
Et
j'ai froid

Un
vieux lion à bout de forces
A cligné trois fois des yeux
Il
me disait, je crois, en morse
"J
'peux pas sauter, j'ai peur du feu !"

P
uis un clown neurasthénique
A pleuré sur mon épaule
"J'ai beau faire mes gags scéniques
Quand je tombe je suis pas drôle !"

Au
Lacrymal Circus
On y voit c'qu'on veut y voir
Ce
soir des cumulus
Je
ttent sur ma vie une ombre ivoire
Et
je vois
Dan
s les tentures rouge et or
Q
uelques vieilles connaissances
D
es souv'nirs qui collent au corps
Co
mme une vapeur d'essence
Et
j'ai froid

A
u Lacrymal Circus
O
n y voit c'qu'on veut y voir
C
e soir des cumulus
Jettent sur ma vie une ombre ivoire
E
t je vois
Dan
s les tentures rouge et or
Qu
elques vieilles connaissances
Des souv'nirs qui collent au corps
Comm
e une vapeur d'essence
Un
étrange ballet équestre
Hen
nissements et ruades
Y a qu'un tambour à l'orchestre
Tous les cuivres sont malades
Ce
ux qui soufflent n'ont plus d'air
Il ne reste que ceux qui tapent
I
l ne reste que ceux qui tapent
Il ne reste que ceux qui tapent
Au
Lacrymal Circus...

# Posté le vendredi 08 juin 2007 15:22

Modifié le dimanche 25 janvier 2009 05:54